Syrie : quand il ne reste plus rien d’autre que la prière…

Syrie : quand il ne reste plus rien d’autre que la prière…

Découvrez le quotidien d’Hanna, mère de famille chrétienne à Damas. Elle affronte au jour le jour une réalité parfois terrifiante, en gardant les yeux fixés sur Jésus !

« La prière. Rien que la prière. Prier, jeûner et encourager d’autres personnes à prier sont les seules choses que nous puissions faire.

Le conflit se rapproche. A présent, les bombes tombent dans nos rues; le bruit des tirs s’intensifie. Je ne peux même pas expliquer ce que c’est que de vivre aujourd’hui en Syrie. Vraiment, vous ne pouvez vous l’imaginer. Lorsque je sors dans les rues, je vois des images que je n’aurais jamais pensé voir. Des images qu’on ne voit que dans des films de guerre.

« Oh Dieu, entends-tu nos cris ? »

Dieu est près de nous mais je dois admettre que quelquefois, je suis désespérée. L’autre jour, je pleurais et je criais à Dieu comme une petite fille qui crie avec son père. Je lui demandais : « Pourquoi ne m’écoutes-tu pas, Seigneur ? Pourquoi ne réponds-tu pas à mes plaintes pour ce pays ? ». Puis j’ai ouvert ma Bible et Il m’a parlé au travers de 2 Chroniques 15. Et là j’ai compris : « D’accord, Dieu, tu as un plan avec tout ça, je dois juste te suivre. » 

Survivre au jour le jour

En attendant, nous luttons pour tenir jusqu’au lendemain. Guerre ou pas guerre, on doit pouvoir se nourrir. A chaque fois que nous partons faire les courses, on se dit adieu, on ne sait jamais où et quand une bombe peut tomber. Si tu sors, tu peux ne jamais revenir. De plus, la vie est devenue très chère. La nourriture est la seule chose qui nous préoccupe maintenant. Les gens meurent de faim et certains commencent à voler de la nourriture pour nourrir leurs enfants. Je loue Dieu car je peux encore nourrir mes enfants.

J’ai vraiment très peur pour mes deux filles. Je prie pour qu’elles survivent à cette guerre. Ça me brise le cœur d’avouer que je n’en suis pas sûre. J’essaie de me préparer pour ce moment fatidique en espérant qu’il n’arrive jamais. Je leur enseigne une chose, la seule chose à faire : dire à leurs assassins : « Jésus vous aime. »

Mais nous nous confions en la puissance de la prière !

Je suis vraiment bénie et très touchée de savoir que tant de gens à travers le monde prient pour mon pays et pour ma famille. Dieu nous garde. Nous croyons en la puissance de la prière ! Nous espérons que les Syriens vont voir l’amour de Jésus, comprendre le message de la croix et se pardonner les uns aux autres.Nous prions que Dieu glorifie son nom dans ce pays et que le monde entier voie que Dieu aime les Syriens ! »

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